Quelle chance nous avons, notre établissement a participé, cette
année encore, au Prix littéraire des collégiens de Haute-Savoie.
Ce prix nous permet de lire huit romans récents dans l'année et
aussi de rencontrer un auteur.
Cette année, Pascale
Maret est venue nous parler de son livre Vert Jade Rouge Sang, roman
qui parle de la quête d'un jeune Birman qui souhaite devenir riche
en extrayant le jade des mines à ciel ouvert, son frère inquiet de
ne pas avoir de nouvelles, part à sa recherche et explore ce monde
assez particulier.
Nous avions hâte de la
rencontrer car des élèves de troisième et notre professeur Mme
Boulay nous avaient mis l'eau à la bouche en nous racontant les
rencontres des années précédentes. Et nous n'avons pas été
déçus.
Mme Maret est arrivée et
a pris le temps de regarder nos travaux, elle a lu nos exposés et a
enrichi de ses commentaires ce que nous avions préparé. C'est ainsi
que nous avons appris comment fonctionnait l'université en Birmanie,
le système politique, la vie à Rangoon... c'était passionnant!
Elle connait très bien ce pays où elle a vécu plusieurs années il
y a maintenant quatorze ans et dont elle garde un bon souvenir.
Ensuite l'échange a
commencé, il nous a permis de savoir qu'écrire n'était pas un de
ses rêves d'enfant, elle voulait devenir danseuse étoile mais,
comme elle est plutôt raisonnable, elle voulait plutôt être
maîtresse en maternelle,
Puis, où elle cherchait
son inspiration. Pascale Maret se nourrit d'histoires, d'inspirations
diverses, parfois de fragments de texte. Quand elle aime un auteur,
elle aime un style et ce n'est pas forcément son style à elle. Par
exemple, pour le monde dans la main elle s'est inspirée d'une
scène d'un roman anglais de Thomas Hardy.
Elle a comparé son
travail à notre travail d'élève. Son professeur, c'est l'éditeur,
elle lui envoie sa « copie » et il met des annotations
sur la page. En observant les brouillons qu'elle nous avait apportés,
nous avons noté que Pascale Maret avait bien progressé dans
l'écriture, puisque ses derniers brouillons n'avaient pas beaucoup
de correction.
Nous avons voulu en
savoir plus sur le travail d'écriture en lui-même, le temps que
cela prenait, et nous avons eu une réponse très complète depuis la
maturation de l'histoire dans sa tête jusqu'à la réécriture en
passant par la recherche, l'écriture du brouillon et du texte. Mme
Maret nous a amusé en nous présentant un exemple très sophistiqué
de brouillon « sur cahier » et en nous expliquant sa
technique du couper-coller.
Comme nous n'aimions pas
la première de couverture, nous avons réalisé quelques
propositions et en l'interrogeant nous avons su que c'était
l'éditeur qui choisissait ce qu'on peut appeler l'emballage,
l'illustration, il rédige le résumé et choisit le titre, ici on
aurait préféré la semence du dragon qui fait référence à la
légende racontée dans la préface. Pour ce livre, c'est un
dessinateur de BD qui a réalisé la première de couverture, mais il
y a quelques incohérences par rapport aux personnages et leurs
vêtements.
Nous avions aimé
d'autres livres de Mme Maret, comme Le monde attend derrière la
porte ou Esclave, et comme nous sommes très curieux nous
avons voulu en savoir plus sur les prochaines sorties : nous savons
que La véritable histoire d'Harrison Travis sortira bientôt
et qu'une histoire de filles avec une héroïne danseuse devrait être
publié en septembre
On a conclu cette
rencontre par un petit goûter et une petite séance de dédicace
pour le CDI. Nous n'avons pas vu le temps passer.
Son actualité littéraire : ici
Merci encore à Mme Maret
pour sa gentillesse et sa spontanéité, à Mme Pambet et Mme Boulay
de nous avoir proposé de participer à ce prix et aux organisateurs
et différents sponsors sans qui ce prix ne pourrait avoir lieu.
Collectif de
Graine de Reporter
Collège St
Joseph-Thônes